Français à suivre
Alexandre St-Onge is a human being, a 34-year old man, an audio artist, a musician/improviser (acoustic bass, bass, voice and electronics) and a sound performer. He has studied literature and philosophy and he is currently doing his PhD in art, although he likes animals, his friends, Fanny and creativity as a pragmatic approach of the ineffable. He has released seven solo CDs: Entités (Oral), Joseph Carey Merrick (Oral), Mon animal est possible (Alien8 Recordings), L’amitié ou les rumeurs insoutenables du désir (Squint Fucker Press), kasi naigo (Squint Fucker Press), Une mâchoire et deux trous (Namskéio Records), Image/négation (Alien8 Recordings). He also plays in quite a few bands, including Et Sans, K.A.N.T.N.A.G.A.N.O., Klaxon Gueule, mineminemine, Shalabi Effect and Undo. As a composer he has worked for interactive/mixed-media company kondition pluriel, as well as composing for artists such as Marie Brassard, Karine Denault, Lynda Gaudreau, Jérémie Niel, Maryse Poulin and Mariko Tanabe.
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Alexandre St-Onge est un être humain, un homme de 34 ans, un artiste audio, un musicien/improvisateur (contrebasse, basse, voix et électroniques) ainsi qu’un performeur sonore. Il a étudié la littérature et la philosophie et poursuit des études doctorales en art, mais il aime avant tout les animaux, ses amis, Fanny et la créativité en tant qu’approche pragmatique de l’insaisissable. Il a réalisé sept disques solos:Entités (Oral), Joseph Carey Merrick (Oral), Mon animal est possible (Alien 8 Recordings), L’amitié ou les rumeurs insoutenables du désir (Squint Fucker Press), kasi naigo (Squint Fucker Press), Une mâchoire et deux trous (Namskéio records), Image/négation (Alien8 recordings). Il joue aussi dans plusieurs groupes musicaux: Klaxon Gueule, Undo, Shalabi Effect, mineminemine, et sans et K.A.N.T.N.A.G.A.N.O. Comme concepteur sonore il travaille et/ou a travaillé avec la compagnie d’art médiatique kondition pluriel et les artistes Marie Brassard, Karine Denault, Lynda Gaudreau, Jérémie Niel, Maryse Poulin et Mariko Tanabe.
Description du projet:
Pour cette présentation je me concentrerai sur la pièce Crowbar cosmogonique qui s’inscrit dans le cadre de mes recherches doctorales sur la notion de voix monstre. La voix monstre constitue selon moi un moyen de se maintenir en relation avec l’insaisissable qui défie sans cesse toutes nos certitudes afin d’ouvrir la voie à tout ce qui peut advenir à travers l’expérience. Cette ouverture hospitalière au devenir de l’expérience est gage d’amélioration de notre relation au monde, aux autres et à nous-mêmes. L’oralité occupe d’ailleurs une fonction relationnelle particulière dans l’expérience humaine. La voix permet en effet aux humains d’être en relation, et ce, au-delà ou en deçà du sens conceptuel que les mots peuvent véhiculer, car, si elle permet un échange de paroles et une communication directe entre les êtres, il reste que les inflexions qu’elle peut faire subir à un langage donné pointent parfois un tout autre sens que celui du mot qui traverse l’espace buccal. Les affects incarnés dans l’intonation d’une voix, dans sa texture ou dans son grain peuvent venir contredire ou appuyer le sens d’un énoncé, mais peuvent aussi influencer grandement l’intensité communicationnelle. La voix est le langage qui se fait corps, mais est aussi l’indécidable du corps puisqu’elle provient de lui et s’en détache à la fois en se maintenant à la limite du corps comme passeur entre son extériorité et son intériorité. La voix est un passage qui incarne une limite où l’indécidable demeure et où la différance se manifeste.
Un monstre peut se manifester à travers une voix en tant qu’appel d’une différence radicale. Le monstre vient questionner notre perception habituelle du monde afin de nous confronter à l’insaisissable qui gronde sous nos jugements qui nous déterminent et limitent notre hospitalité. La monstruosité naît de ce frottement entre l’indéterminé et les déterminations qui permet de « faire » la différance afin de mieux accueillir l’étrange(r). De cette façon, l’occurrence monstrueuse nous maintient dans un processus intensif de négociation avec l’insaisissable en nous confrontant perpétuellement à nos limites et au travail de la différance. Une voix monstre doit alors se maintenir sur la limite où tout se joue, mais où rien n’est encore fixe. La voix monstre résonne en tant que processus d’approche pragmatique de l’insaisissabilité du devenir.
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Alexandre St-Onge
Français à suivre
Alexandre St-Onge is a human being, a 34-year old man, an audio artist, a musician/improviser (acoustic bass, bass, voice and electronics) and a sound performer. He has studied literature and philosophy and he is currently doing his PhD in art, although he likes animals, his friends, Fanny and creativity as a pragmatic approach of the ineffable. He has released seven solo CDs: Entités (Oral), Joseph Carey Merrick (Oral), Mon animal est possible (Alien8 Recordings), L’amitié ou les rumeurs insoutenables du désir (Squint Fucker Press), kasi naigo (Squint Fucker Press), Une mâchoire et deux trous (Namskéio Records), Image/négation (Alien8 Recordings). He also plays in quite a few bands, including Et Sans, K.A.N.T.N.A.G.A.N.O., Klaxon Gueule, mineminemine, Shalabi Effect and Undo. As a composer he has worked for interactive/mixed-media company kondition pluriel, as well as composing for artists such as Marie Brassard, Karine Denault, Lynda Gaudreau, Jérémie Niel, Maryse Poulin and Mariko Tanabe.
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Alexandre St-Onge est un être humain, un homme de 34 ans, un artiste audio, un musicien/improvisateur (contrebasse, basse, voix et électroniques) ainsi qu’un performeur sonore. Il a étudié la littérature et la philosophie et poursuit des études doctorales en art, mais il aime avant tout les animaux, ses amis, Fanny et la créativité en tant qu’approche pragmatique de l’insaisissable. Il a réalisé sept disques solos:Entités (Oral), Joseph Carey Merrick (Oral), Mon animal est possible (Alien 8 Recordings), L’amitié ou les rumeurs insoutenables du désir (Squint Fucker Press), kasi naigo (Squint Fucker Press), Une mâchoire et deux trous (Namskéio records), Image/négation (Alien8 recordings). Il joue aussi dans plusieurs groupes musicaux: Klaxon Gueule, Undo, Shalabi Effect, mineminemine, et sans et K.A.N.T.N.A.G.A.N.O. Comme concepteur sonore il travaille et/ou a travaillé avec la compagnie d’art médiatique kondition pluriel et les artistes Marie Brassard, Karine Denault, Lynda Gaudreau, Jérémie Niel, Maryse Poulin et Mariko Tanabe.
Description du projet:
Pour cette présentation je me concentrerai sur la pièce Crowbar cosmogonique qui s’inscrit dans le cadre de mes recherches doctorales sur la notion de voix monstre. La voix monstre constitue selon moi un moyen de se maintenir en relation avec l’insaisissable qui défie sans cesse toutes nos certitudes afin d’ouvrir la voie à tout ce qui peut advenir à travers l’expérience. Cette ouverture hospitalière au devenir de l’expérience est gage d’amélioration de notre relation au monde, aux autres et à nous-mêmes. L’oralité occupe d’ailleurs une fonction relationnelle particulière dans l’expérience humaine. La voix permet en effet aux humains d’être en relation, et ce, au-delà ou en deçà du sens conceptuel que les mots peuvent véhiculer, car, si elle permet un échange de paroles et une communication directe entre les êtres, il reste que les inflexions qu’elle peut faire subir à un langage donné pointent parfois un tout autre sens que celui du mot qui traverse l’espace buccal. Les affects incarnés dans l’intonation d’une voix, dans sa texture ou dans son grain peuvent venir contredire ou appuyer le sens d’un énoncé, mais peuvent aussi influencer grandement l’intensité communicationnelle. La voix est le langage qui se fait corps, mais est aussi l’indécidable du corps puisqu’elle provient de lui et s’en détache à la fois en se maintenant à la limite du corps comme passeur entre son extériorité et son intériorité. La voix est un passage qui incarne une limite où l’indécidable demeure et où la différance se manifeste.
Un monstre peut se manifester à travers une voix en tant qu’appel d’une différence radicale. Le monstre vient questionner notre perception habituelle du monde afin de nous confronter à l’insaisissable qui gronde sous nos jugements qui nous déterminent et limitent notre hospitalité. La monstruosité naît de ce frottement entre l’indéterminé et les déterminations qui permet de « faire » la différance afin de mieux accueillir l’étrange(r). De cette façon, l’occurrence monstrueuse nous maintient dans un processus intensif de négociation avec l’insaisissable en nous confrontant perpétuellement à nos limites et au travail de la différance. Une voix monstre doit alors se maintenir sur la limite où tout se joue, mais où rien n’est encore fixe. La voix monstre résonne en tant que processus d’approche pragmatique de l’insaisissabilité du devenir.