Research

    Français à suivre

    Dr. Rebecca Duclos
    Research Fellow,
    Gail and Stephen A. Jarislowsky Institute for Studies in Canadian Art

    I am interested in what library scientists call the “information-seeking behaviours” of artists—how and why arts practitioners pursue research, often in the form of primary source archives, objects, and interviews, but also from sources as diverse as statistical records, song lyrics, scientific data, archaeological reports, amateur film, architectural plans, found documents, unpublished recordings, and so on. While not necessarily new, this desire to examine, extract, and enfold “real world” information into artistic practice is a phenomenon that, in my twenty years as an artist, curator, art history professor, and MFA director I have seen intensify significantly in recent years.

    As a Fellow in the Jarislowsky Institute, I have proposed a close study of selected post-1980s art practices in Canada as a way to begin assessing what I see as a new vigour and rigour driving artists’ research. I hope to document and analyze not just the “what” and “how” of these information-seeking behaviours (which is the domain of library science) but the why of artists’ in-depth investigations. Do research-focused practices find affinities with process-based artworks prevalent in the 1970s? Are these methodologies, in part, informed by a rejection of a 1980s artworld so heavily invested in post-structuralist theory? Are we seeing a return to the tangibilities of material culture and archival evidence as a counterbalance to the performativity of relational aesthetics? In a landscape in which MFA degrees and “practice-based” PhD programs abound for studio artists, how do artists navigate between personal and institutional models of research?

    My investigations diverge significantly from claims made by theorists who variously see creative practice as a form of research or who aim to infuse traditional research practice with “creative methods” derived from the arts. My approach is perhaps closer to what Paul Carter has called material thinking (“how ideas are turned into artworks”) in that I wish to develop an analysis of interpretive studio processes that embrace a research-based posture to recuperate micro-histories, investigate obscure archives, and locate esoteric ephemera. I am also interested in documenting artists’ own methodological vocabularies that describe research processes that are often intuitive, associative, synchronous, non-linear, and highly subjective.

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    Recherche

    Dre Rebecca Duclos
    Chercheuse universitaire
    Institut de recherche en art canadien Gail et Stephen A. Jarislowsky.

    Je m’intéresse à ce que les experts en bibliothéconomie appellent les « comportements de recherche d’informations » des artistes. Autrement dit, comment et pourquoi les praticiens des arts poursuivent leurs recherches, souvent sous forme de sources primaires d’archives, d’objets et d’entrevues; mais également à partir de sources aussi diverses que des données statistiques, des paroles de chanson, des données scientifiques, des rapports archéologiques, des films amateurs, des plans architecturaux, des documents trouvés, des enregistrements inédits et ainsi de suite. Bien que n’étant pas nécessairement nouveau, ce désir d’examiner, d’extraire et d’envelopper le « monde réel » de l’information dans une pratique artistique est un phénomène duquel, pendant mes 20 années en tant qu’artiste, conservatrice, professeure d’histoire de l’art et directrice de maîtrise, j’ai pu observer une intensification significative au cours des dernières années.

    En tant que membre de l’Institut Jarislowsky, j’ai proposé une recherche approfondie de pratiques artistiques canadiennes post-1980 sélectionnées afin de commencer à évaluer ce que je considère comme de nouvelles vigueurs et rigueurs qui stimulent les recherches des artistes. J’espère documenter et analyser non seulement le « quoi » et le « comment » de ces comportements de recherche d’informations (qui relèvent du domaine des sciences de l’information), mais le « pourquoi » des études approfondies des artistes. Les pratiques axées sur la recherche ont-elles des affinités avec les œuvres d’art axées sur le processus si répandues dans les années 1970? Ces méthodologies sont-elles, en partie, marquées par un rejet du monde artistique des années 1980 si lourdement investi dans une théorie post-structuraliste? Assistons-nous à un retour aux tangibilités de la culture matérielle et des preuves d’archives comme contrepoids à la performativité de l’esthétique rationnelle? Dans un monde où les programmes de maîtrise en beaux-arts et les doctorats « fondés sur la pratique » abondent en studios d’artiste, comment les artistes naviguent-ils entre les modèles de recherche personnels et institutionnels?

    Ma recherche diverge sensiblement des affirmations des théoriciens qui voient rarement la pratique artistique comme une forme de recherche ou qui visent à insuffler des « méthodes créatives » dérivées des arts aux pratiques de recherche traditionnelles. Ma démarche est peut-être plus proche de ce que Paul Carter appelait matière à penser (« comment les idées deviennent des œuvres d’art ») en ce que je souhaite développer une analyse des processus de studio d’interprétation qui adoptent une position fondée sur la recherche pour récupérer des micros histoires, enquêter sur des archives obscures et localiser des documents éphémères occultes. Je m’intéresse également à documenter les vocabulaires méthodologiques des artistes qui décrivent des processus de recherche qui sont souvent intuitifs, associatifs, synchroniques, non linéaires et très subjectifs.